poussière d' Elsa

« tu ne vis pas seulement dans un monde, il y a un monde qui vit en toi »


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L’oiseau qui ne pouvait pas voler

Il était là, dans sa cage. Ses ailes étaient d’une beauté incomparable mais en les regardant, l’oiseau ne voyait que désespoir. Ses ailes si belles et si pures, n’avaient jamais voler. Sans cesse, il était retenu au sol par les barreaux qui l’entouraient. Par contre, l’oiseau, pour survivre, volait dans sa tête. Il aimait croire qu’il pouvait s’envoler vers la liberté.Mais qu’est-ce la liberté ? Ce mot qui dans son monde voulait tant dire, ne prenait alors aucun sens. Il était attaché à cette vie et la seule goutte de liberté qu’il pouvait percevoir était celle du vent, qui au travers de ces barrières, pouvait le faire voyager. C’était lorsqu’il sentait le vent, qu’il savait qu’Il était fait pour voler.

La vie autour de nous est un amas d’amertume. La vérité est que je suis cet oiseau qui parfois goûte la liberté du bout des lèvres, par le vent. Je suis cet oiseau, forcé de demeurer attaché alors que mes pensées voudraient voler. Vous savez, elles arrivent à voler, en silence, dans ma tête. Si elles le pouvaient, elles rejoindraient la lune. Mais souvent, je suis forcée de redescendre sur terre et de bien ancrée mes pieds dans le sol avec ces idées d’avenir. Car la réalité est que même si l’oiseau en moi voudrait voler, cette cage autour de moi, est beaucoup plus oppressante que l’on ne pourrait le croire. La personne qui détient la clé ne me laissera pas partir, cette personne me tient attachée, cette personne, c’est moi. C’est une guerre éternelle entre mes ailes et ma tête qui ne cesseront jamais de dire le contraire. Comme si en fait, j’étais deux. Comme si la réalité et l’imaginaire se mêlaient pour donner un ensemble, un oiseau, moi. 

Dans ce champ de bataille, ma force s’affaiblit. J’espère un jour trouver la voie de la raison, celle qui fera l’équilibre entre celle qui veut s’envoler et celle qui veut rester. 

Et jusqu’à ce moment, je m’efforce de garder une petite place pour celle qui veut s’envoler, celle qui devrait gagner, mais souvent, elle ne fait que gagner les quelques instants, où me yeux se perdent dans le vide, où je m’envole vers la lune, où je tombe dans ses cratères, où celle que je cherchais trouve enfin sa voie.

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Ficelles

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la chanson, de loin, la plus touchante que j’ai entendue. les larmes coulent peu importe qui vous êtes. des paroles qui touchent directement le fond de nos pensées.


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nous sommes tous fous

Nous sommes tous fous. La folie nous habite, l’exaltation hors norme qui nous envahit, celle qu’on ressent lorsque nous accomplissons un rêve, celle que nous voyons lorsque nous comprenons qui nous sommes.

Chacun a sa propre image de soi, un désert parmi les océans, une goutte de pluie parmi la neige. Nous croyons tous être différent et parfois, nous pensons être fous.

mais ce qui fait de nous, des êtres différents et de ce même point, si exceptionnels, c’est cette folie.

Ce qu’un homme peut faire par folie, dépasse grandement ce que nous pouvons imaginer. Cette folie, cette ferveur d’être, c’est ce qui nous rattache à la vie, c’est ce qui nous rappelle que nous sommes en proie à nos émotions, c’est ce qui nous rend vulnérable, c’est ce qui nous  rend humain.

Et c’est dans cette humanité que chacun peut se reconnaître, c’est dans ces moments de folies que nous connectons avec les autres, que nous arrivons à trouver ceux qui nous ressemblent.

Et ces gens, rares sont-ils. Je crois aux âmes-sœurs, mais j’y crois parce que j’ai cette conviction que l’humain se trouve au milieu de ses semblables et qu’il s’agit seulement d’une petite ouverture vers ceux qui l’entourent, pour se rendre compte qu’en fait, cette ferveur d’être ne fait que crier pour sortir de sa cage, pour se rendre compte que chacun souffre de ce silence.

Nous sommes des oiseaux faits pour voler. cette folie si particulière qui nous habite, c’est nos pensées qui veulent parler.


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Mélodie

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Je suis une partie de ce monde comme une petite étincelle dans la lumière.

Je ne fais pas grand chose mais je sais que je brille un peu plus, chaque fois que je ferme les yeux et que je laisse parler mon silence, que je laisse mon cœur vibrer au son de ma symphonie.

Dans ma tête, la vie va de plus belle comme une mélodie. Elle danse au gré de mes souvenirs, elle ressent la musique de mon âme.

Il y a de ces mots, qu’on ne peut pas dire, il y a de ces vagues qui ne s’expliquent pas et qui ne parlent que par le silence du cœur.

Lorsque nous ouvrons notre cœur, un orchestre silencieux arrive à jouer, un orchestre qui rejoint le cœur de l’autre, le regard de l’autre.

Comme si sans mots, tout était dit. tout était compris.

Le chant d’une émotion, c’est la valeur qu’elle prend dans les yeux de l’autre, c’est la valeur qu’elle prend dans l’ampleur du silence qu’elle partage.

Nous crions tous, haut et fort, nous crions pour qu’un jour, quelqu’un entende notre silence.

Nous crions pour que ce que nous vivons dans le fond de nous-même puisse parler par nos yeux, ces fenêtres insondables.

rares sont les mots qui arrivent à prendre tout leur sens

car en effet, nos mots seront toujours trop faibles pour supporter la charge de nos pensées.


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Je vous vois

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Quand je ferme les yeux, j’arrive à entendre le son de mes émotions. J’arrive à les cueillir aux creux de mes mains et à les faire tourner encore et encore, pour en comprendre le sens.

Je vous vois, morts, endormis, dans votre transe, vous nourrir de dépression. Moi, je me nourris du sourire que je peux trouver dans vos yeux, étincelle qui brille à l’intérieur de vous. Car vous avez, vous l’avez cette étincelle. Je la vois.

Ma vie, je la passe à chercher cette profondeur en vous. Je suis convaincue que dans chaque personne se cache un petit quelque chose, un petit feu et ce feu, il faut le laisser paraître.

Quand je vous parle, quand je parle à ceux que je rencontre, je la perçois.  Elle réchauffe vous savez, elle rend le sourire aux gens autour de vous.

Tout le monde a un masque, tout le monde se cache derrière un mur, derrière un rideau. Tout le monde fuit la profondeur, peut-être parce qu’elle fait peur.

Peut-être parce que ce qui se cache à l’intérieur, c’est un monstre. C’est notre monstre.

Et si, je voulais le rencontrer votre monstre? Et si, j’étais celle qui devais vous comprendre. Et si j’étais celle qui devait te comprendre.

Que feras-tu? Cesseras-tu de te cacher?

SI je voulais vivre avec toi, et ton monstre, me laisseras-tu ?

Nos monstres, nos peurs, nos angoisses, ils font parti de nous, il sont nous.

Vos monstres, laissez-les crier. Laisse-le crier.

Je veux être celle qui l’entends.

Je veux arriver à te comprendre.


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Filet de lumière

Je regardais par la fenêtre ce matin. Aveuglée par ce mince filet de soleil orangé à l’horizon,j’ai laissé mes pensées croire qu’elles avaient des ailes.

J’ai pensé que nous étions tous des minces filet de feu qui lentement disparaîssent sous cette épaisse couche de nuage pour ne laisser qu’une lueur rosée dans le ciel.

Notre feu, ne brille pas de son éclat tous les jours, mais parfois, dans le tôt matin de notre âme, il apparaît et nous réchauffe, quelques secondes, l’instant d’un sourire, d’une larme.

Sous la carapace de notre forteresse, il se cache, mais toujours on le percois quelque peu, au loin, une fine lueur rosée, le chant de notre âme.

Cette lumière, ce feu, trop souvent, on l’empêche de se lever sur les montagnes de note vie…

Aujourd’hui en même temps que le soleil, j’ai senti mon feu se rallumer doucement, par les braises de mes blessures

En sortant dehors, le mince filet avait disparu mais comme un baume sur une plaie, la chaleur du soleil à travers le ciel rosé m’a montré que ce filet en moi n’était pas si loin que je ne l’aurais cru.